Recette pour une GSR réussie ou la GSR 18 Viking…

Prenez un bon zorga et une bonne zorgate, débordants tous les deux de gentillesse et de fraternité, plongez les dans une belle région, qu'ils aiment et connaissent, par exemple, la Normandie.

Laissez les y mariner quelques semaines, voire un bon mois, afin qu'ils s'imprègnent de l'ambiance du bocage, des odeurs habilement mêlées du camembert, du calva, des pommes et autres pont-lévêque.

Le moment venu, transférez les dans un agréable petit site paysan, au coeur du pays normand, et ajoutez y une bonne trentaine de joyeux lurons, accompagnés de luronnes tout aussi souriantes.

Secouez le tout lors de joyeuses retrouvailles, imbibez d'absinthe fournie gentiment par un illustre absent mais qui a bien pensé à nous (merci) et après avoir plongé l'ensemble dans la marmite, jetez y pêle-mêle tarte à la normande, viandes blanches, volailles, camembert et autres fromages du coin, desserts viking typiques, enfin que des produits locaux.

A la fin, lorsque les premiers auront fait leur rôt, flambez avec un petit calva de derrière les fagots, spécialement apporté par le GO pour l'occasion.

Le tout doit être mis ensuite au repos avant 1h00 pour être frais dès 7h00.

Il est alors recommandé de rincer les bouches des derniers insomniaques à la bière belge pour faciliter la digestion du calva avant leur transfert vers les chambres. Si tout fonctionne comme prévu, le ronflement de la chaudière éteinte devrait être "agréablement" remplacé par l'orchestre symphonique de GS_Fr, évidemment au format "home-cinéma", (prévoir un caisson de grave de qualité afin de bien restituer les graves profondes...)

Si vous avez prévu d'enfermer les chèvres voisines pour ne point exciter les fantasmes de la gendarmesque, laissez néanmoins le coq faire son travail, de préférence avant l'aube, afin que l'absence de lumière lui permette d'éviter les coups de fusils.

A 8h00, douche et petit déjeuner pris, formation du convoi façon "La ruée vers l'Ouest" et départ immédiat réglé aux accents du sifflet de la maréchaussée, vers le nord forcément.

Secouez la horde doucement sur un parcours agréablement viroleux afin que les produits se mélangent bien, évitez d'y rajouter par mégarde toute viande sauvage, de type sanglier, par exemple, ce qui relèverait trop le goût. Un petit arrêt café-croissant-pipi sera le bienvenu vers 10h00, l'âge avancé du BMiste, fût il en GS, ne lui permettant pas de dompter sa prostate trop longtemps ;-)

C'est ensuite le départ vers la côte, afin de montrer à moumoune comment c'est joli tout plein les bateaux sur l'eau dans le style "J'ai voulu voir Deauville et on a vu Honfleur, j'ai voulu voir ta soeur, on a revu ta mère..." puis la Côte Fleurie, Pont Lévêque et enfin arrive la pause déjeuner.

Vue depuis le phare.

C'est un accueil à l'américaine qui nous est réservé puisque l'US Army est stationnée devant, musique beuglante dans les hauts parleurs.

Après un copieux déjeuner, la sieste s'impose, surtout pour ceux qui ont durement mécaniqué sur du caoutchouc de mauvaise qualité, incapable de résister aux vis.

C'est ensuite le retour vers le gîte, avec une halte dans le berceau du camembert où nous sera dispensé un petit cours rapide sur les origines de ce dernier et sur la fabrication ancienne du calva.

Nous y apprenons qu'à l'époque on remplaçait les briques réfractaires des cheminées par des prêtres, et que ceux ci, l'hiver venu et sentant les flammes de l'enfer leur lécher les orteils, voire plus haut si le feu avait déja pris dans la soutane, avouaient alors tous leurs secrets à la fermière.

Celle ci n'avait plus ensuite qu'à doucement manipuler le manche dans la baratte afin de faire naître cette crème onctueuse qui deviendra le célèbre fromage. Il n'a point été revélé par la maitresse des lieux si l'abbé avait eu ensuite comme récompense le beurre, l'argent du beurre et les cuisses de la fermière, mais connaissant les serviteurs de Dieu dans les campagnes profondes et un service en valant un autre...je vous laisse seuls juges.

Le second dîner se fait sur la recette du précédent.

Une charmante serveuse nous dévoile alors qu'elle aime l'OM, et qu'avec elle il est préférable d'aller "Droit au But", ce soir là, j'ai vraiment regretté de n'être point footeux...

Samedi matin, après une nuit réparatrice toujours rythmée par le somptueux concerto en do majeur du philarmonique orchestral teuton, départ vers l'ouest cette fois pour saluer Guillaume à Falaise. J'avoue avoir été conquis...


Prêt pour le grand saut en Suisse Normande?

Encore un déjeuner au bord de l'eau particulièrement agréable, une course en pédalo afin que mesdames puissent usiner leurs petits mollets, un retour par de savantes petites routes à GS, sur un rôt de bouc parfaitement concocté par le Willy (l'Astérix des vikings), une halte au Hara du PIN, le plus vieux de France et l'un des plus beaux, après Pompadour en Limousin, oeuf corse!!!

Merci à la gentille et patiente guide qui a tenté contre vent et marée de faire entrer un peu de culture équine dans les cerveaux, enfin le neurone de quelques tarmos complètement décérébrés, dont la seule culture s'arrête aux chevaux vapeurs de montures walkyriennes ;-)

Enfin, même si les plus ignares ont pu regretter de ne point pouvoir partir avec un rôti ou une entrecôte de cheval, ça valait le coup.

http://www.haras-national-du-pin.com/le-haras-national-du-pin-se-devoile/chevaux.html

Le Percheron est en fin de compte très carré, le Cob n'est pas toujours de Buffon, et les étalons ont encore pleuré lorsque je leur ai montré ;-)

Le retour à la casa fut très alerte, sinon rapide, le Willy découvrant enfin que les 4ème, 5ème et 6ème vitesses étaient fournies d'origine sur a 1150 GS. J'ai donc enfin pu refroidir mon moteur, d'autant plus que celui ci tournait désormais comme une horloge grâce aux doigts de fée de GMax qui me l'avait réglé la veille aux petits oignons avec son outil magique.

Merci Gérard, un gros poutou à toi, Lili revit et c'est bien agréable. Notre dernier dîner en commun fut animé par la joie d'avoir pu effectuer cette GSR sous un temps très agréable où la pluie nous a épargné, c'est là qu'on reconnait le professionnalisme des zorgas ;-) par les sourires et les rires de tous lorsque fût décernée le trophée à qui vous savez mais dont on taiera le nom, de peur qu'il ne nous saute à la gorge :-).

Puis ce fût la fin avec le discours de Zorga et Zorgate, les remises de cadeaux, fort appréciés par toutes et tous, et un brin de vague à l'âme nous envahissait tous de savoir qu'il fallait déja nous quitter. Alors voilà, c'était vraiment très, très, très, bien.

Revoir vos "sales tronches" m'a fait énormément plaisir et vous me manquez déja. Je crois qu'une cornacade hivernale s'impose en centre France si le temps est clément et que certains peuvent se déplacer.

Un immense merci à Willy et Béa, un immense merci à toutes et à tous les participant(e)s pour votre joie et votre bonne humeur communicative, surtout ne changez rien dans l'orga, elle est parfaite ainsi. J'espère bien pouvoir faire celle de Marseille si les crampons de Lili ne sont pas déja en Albanie.

A bientôt à tous les bargeots de la GS, au Morini Fan Club et auVaporetto team sans oublier la cousine autrichienne (de vie).

Cette rencontre m'a redonné la joie et j'en avais bien besoin. Les tofs sont là en vrac:

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